30 Juin 1960 – 30 Juin 2022 : 62 ans de ratés (Tribune de Jacques Issongo)

30 Juin 1960 – 30 Juin 2022 : 62 ans de ratés (Tribune de Jacques Issongo)

D’aucun n’ignore la situation à laquelle notre nation a été confrontée au lendemain de l’indépendance jusqu’à nos jours. Tout a commencé par une instabilité politique hâtive, avec des multiples conflits de pouvoir, se mutant à des coups d’états ayant conduit le Président Mobutu au pouvoir qui en avait littéralement profité pour installer une dictature absolutiste, la plus redoutée dans l’histoire contemporaine.

Puis, s’en était suivie une vague de démocratisation incomprise dans les années 1990 avec des incidences économiques graves provoquées par les pillages à la suite de la zaïrianisation confuse.

A l’état actuel, en dépit de quelques 3 cycles électoraux, les dirigeants qui se succèdent n’héritent que d’un système déjà corrompu parsemé de détournement d’argent qu’ ils aggravent davantage par leurs appétits voraces du lucre faisant ainsi du peuple, une éternelle vache à lait.

Le pays est agressé depuis plusieurs années par les voisins et certains compatriotes corrompus, la commémoration de cette journée serait en réalité dédiée à la paix et au soutien de nos forces armées au front à l’est du pays, à la place, un concert de musique s’organise et se tient au stade des martyrs de Kinshasa. On fête quoi au juste ?

La particularité de ce 30 juin est que l’artisan principal de l’indépendance, son Excellence, le vénéré Emery Patrice Lumumba, bien que brûlé, sa dent sauvée fête enfin l’indépendance dans son sol natal, à Kinshasa où il a reçu des honneurs destinés à son rang.

Nous ne sommes indépendants que sur papier, le congolais est aliéné y compris ces dirigeants qui ne se tournent que sur l’étranger (l’impérialisme). Le petit commerce tenu par les indopakistanais et même l’immobilier…

Eu égard à ce qui précède , nous pensons qu’il est temps que Le Congo assume et assure sa souveraineté. C’est pourquoi, nous commençons par dire non à la mutualisation des forces armées de la sous région, oui à la reforme de l’armée et cela dans ce concert de Kinshasa, il est temps que nous prenions notre destin en main afin de construire ce pays en le rendant plus beau qu’avant dans la paix et dignité.

Jacques Issongo, militant de la LUCHA.

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