Jean-pierre BEMBA et la PRECOP27 au prisme du Programme électoral du MLC (Tribune de Maître Éric Bilale)

Jean-pierre BEMBA et la PRECOP27 au prisme du Programme électoral du MLC (Tribune de Maître Éric Bilale)

■Rappel: ce programme est le fruit de travail de longue haleine assuré et mis à jour par le Chairman Jean-pierre BEMBA encore en privation injuste de liberté à la CPI.

La gestion de l’environnement et de ses dépendants est une question stratégique et technique qui s’oppose à tout amateurisme et à tout populisme. La protection de l’environnement est aussi intimement liée aux besoins toujours croissants des sociétés modernes à exploiter les ressources naturelles pour des raisons économiques et du bien-être collectif. La RDC, dans la vision globale du Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI, vision que partage le Chairman Jean-pierre BEMBA dans le cadre de l’Union Sacrée et pour la réalisation de laquelle le nom de Madame la VPM Eve BAZAIBA avait été présentée, au Président de la République, à cette prestigieuse fonction ministérielle (par le Chairman Jean-pierre BEMBA), (la RDC) se trouve dans cette perspective. Protéger son environnement et exploiter ses ressources naturelles en toute dignité pour des raisons du bien-être collectif.

La RDC n’a pas du temps à perdre. Il est donc temps d’accélérer les mécanismes de réglementation rigide du secteur, aux fins d’assurer l’anticipation efficiente du risque environnemental, notamment en ce qui concerne d’éventuelles exploitations de l’or noir. Car, toute exploitation des ressources naturelles est pour toute société, industrialisée ou moins équipée, la langue pour Ésope : la pire et la meilleure des choses. La pire des choses, lorsque la réglementation liée à l’anticipation du risque est moins rigoureuse (soft law à l’environnement) ; la meilleure des choses, lorsque tout est fait avec minutie et détails, dans une rigidité plus ou moins intense par des mains expertes.

Pour le Chairman Jean-pierre BEMBA, cette question sensible ne doit pas être réduite au populisme. Car les progrès techniques et technologiques, les besoins croissants d’exploitation des ressources naturelles sont à l’origine de bon nombre des catastrophes naturelles, des dégradations irrémédiables de l’environnement ainsi que de dommages à la santé humaine. Afin d’éviter que de tels dommages se produisent dans le cadre de nos 27 blocs pétroliers déjà en appel d’offres, on ne s’arrêtera pas aux déclarations, on ne réduira rien au populisme. En effet, sous le leadership du Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI, le Gouvernement de la République devra interpeller le droit à travers la régulation rigide et la gestion des risques environnementaux et sanitaires. En même temps que pour des besoins économiques, pour les mieux-être collectif nous serons obligés d’exploiter des ressources, nous devrons protéger la biodiversité. Il s’agit bel et bien d’un élan d’émergence progressive d’une approche que nous considérons de regide dans l’anticipation des risques environnementaux et sanitaires. Cette approche a le mérite salutaire d’impulser un changement de paradigmes : la régulation rigide rompt avec la certitude scientifique et met en lumière la relativité de la connaissance scientifique quant aux processus et mécanismes qui régissent les phénomènes environnementaux et sanitaires. La précaution devient alors et absolument la clef de voûte du développement durable et l’incertitude scientifique acquiert un droit de cité.

Dans tous les scénarii possibles, l’action gouvernementale restera pro-active, tenant ainsi compte du fait que depuis Stockholm ( 1972), l’Acte unique européen (1985), le traité de Maastricht et Rio (1992), c’est la logique que Kant appelait le cosmopolitisme. Il y a des principes communs aux peuples de la planète, expression d’une solidarité mondiale due à la globalité des problèmes d’environnement.

Cela conduit, selon le Préambule de la Déclaration de Rio, à instaurer « un partenariat mondial sur une base nouvelle  » en reconnaissant que « la terre, foyer de l’humanité, constitue un tout marqué par l’interdépendance. »

C’est dans cette logique même que la Cour internationale de Justice, dont nous sommes membre dans le cadre des Nations Unies et dont la RDC a souscrit à la clause facultative de la juridiction obligatoire, affirme : « l’environnement n’est pas une abstraction, mais bien l’espace où vivent les êtres humains et dont dépendent la qualité de leur vie et leur santé » (avis consultatif du 8 juillet 1996, Recueil C.I.J, 1996 p.241, Licéité de la menace ou de l’emploi d’armes nucléaires).

La Convention de Lugano du 21 juin 1993 sur la responsabilité civile des dommages résultant d’activités dangereuses pour l’environnement, dont la RDC est signataire, en son article 2, précise que  » l’environnement est le socle de vie : les ressources naturelles abiotiques et biotiques, telles que l’air, l’eau, le sol, la faune et la flore, et l’interaction entre les mêmes facteurs ; les biens qui composent l’héritage culturel et les aspects caractéristiques du paysage »

Moralité, en tout état de cause, le Chairman Jean-pierre BEMBA et le MLC restent profondément convaincus que la problématique de la sauvegarde et de la conservation de la nature se pose avec acuité. Nous allons exploiter nos ressources souverainement, mais nous devons aussi, dans une intensité beaucoup plus grande, assurer la protection de notre environnement pour un développement durable. Nous devons maîtriser, absolument, l’anticipation du risque car, comme l’affirme Hans Jonas, « ce n’est plus comme jadis la nature, mais justement notre pouvoir sur elle, qui désormais nous angoisse, et pour la nature et pour moi-mêmes »

✍🏼 Éric BILALE

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