RDC: l’ACAJ juge inopportune la démarche de Kengo Wa Dondo, Aubin Minaku, Thomas Luhaka et exige la révision de la loi portant statut des anciens présidents de la république élus et fixant les avantages accordés aux anciens chefs de corps constitués

RDC: l’ACAJ juge inopportune la démarche de Kengo Wa Dondo, Aubin Minaku, Thomas Luhaka et exige la révision de la loi portant statut des anciens présidents de la république élus et fixant les avantages accordés aux anciens chefs de corps constitués

Les services d’assiette de la République Démocratique du Congo ont réalisé plus de recettes que prévu pour l’année budgétaire 2022. Une occasion pour les anciens chefs de corps constitués de solliciter la budgétisation de leurs avantages auprès du parlement. Mercredi 19 Octobre, Léon Kengo Wa Dondo, Aubin Minaku et Thomas Luhaka, respectivement ancien président du sénat et anciens présidents de l’Assemblée Nationale ont pris langue avec l’actuel président du Sénat de la République Démocratique du Congo, le professeur Bahati Lukwebo pour solliciter l’application de la loi portant statut des anciens présidents de la République élus et fixant les avantages accordés aux anciens chefs de corps constitués. Une démarche qui offusque, la politique du « peuple d’abord » selon le numéro un de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, Georges Kapiamba.

Dans un communiqué rendu public ce matin et dont une copie est parvenue à votre rédaction, l’ACAJ « …juge inopportune cette démarche qui s’inscrit à l’opposé de tous les discours officiels quant à la réduction du train de vie des institutions. »

Pour l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, ACAJ, ça serait moralement inexplicable que la démarche des anciens corps constitués aboutisse, alors que la rémunération des élus nationaux fait polémique et que plusieurs engagements du Gouvernement relatifs à l’amélioration des conditions salariales, des enseignants, des magistrats, du personnel de la santé publique, souffrent d’exécution faute des ressources financières.

 » Il serait moralement inexplicable que le Gouvernement satisfasse une telle requête d’autant plus que la Loi n° 18/021 du 26 juillet 2018 devra d’abord être révisée au vu du caractère excessif et immoral des avantages qu’elle accorde aux anciens Chefs d’Etat et des corps constitués et sans prévoir la disqualification de ceux qui se seraient compromis dans les actes de corruption, détournement des derniers publics et blanchiment des capitaux à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions », peut-on lire dans ce communiqué.

Maître Georges Kapiamba et  » l’ACAJ recommande aux Gouvernement et Parlement, d’orienter les ressources mobilisées vers des priorités porteuses d’une croissance inclusive et non de se soumettre à tout ce qui l’éloigne du « Peuple d’abord » dont les retombées se font toujours attendre, d’une part; et d’entamer le processus de révision de la Loi n° 18/021 du 26 juillet 2018. »

En défenseur du peuple, l’ACAJ demande aux chefs de corps constitués et à l’ancien président de la république élu de montrer leur amour et solidarité envers le peuple en renonçant officiellement aux bénéfices leurs octroyé par une loi taillée sur mesure et aux antipodes d’une justice distributive des revenues du pays.

Alain St. Bwembia

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